Gilles Masson : Dominique de Guzman et les dominicains : Histoire d’un dialogue entre religion, culture et société

MARDI 30 JANVIER – 18h – à l’ancien Lycée de Kernegues, Place Onesime Kérébel, salle d’audience –

A la fin du XIIème siècle et au début du XIIIème, deux hommes, un italien et un espagnol, s’attèlent à la réforme de l’Église.
Le premier, François d’Assise, a l’intuition de l’urgence d’une authentique pauvreté dans une institution par trop lestée de richesses. Le second, un castillan, Dominique de Guzman, lui emboîte le pas. Mais il entend marier la pauvreté avec une autre démarche : celle d’aller vers les autres pour entrer en dialogue avec eux, qui qu’ils soient (notamment les « hérétiques » de sont temps). C’est cette intuition qui donne lieu à la création d’un Ordre tout à fait nouveau : l’Ordre des Prêcheurs. 
La nouveauté réside certes dans l’apport à l’histoire de la vie religieuse en occident dont les formes n’ont cessé d’évoluer. La nouveauté réside aussi dans le rapport au monde, à la culture, à la société… toutes choses sur lesquelles le fondateur des dominicains jette un regard a priori positif.
S’il est moins connu que le « Poverello » d’Assise, Saint Dominique et ceux qui se sont inscrits dans son sillage (de Thomas d’Equin à Timothy Radcliffe en passant par Giordano Bruno, Maïtre Eckhart ou Catherine de Sienne), n’en a pas moins marqué de façon significative l’histoire non seulement de l’institution ecclésiale mais de la société européenne dans laquelle il s’est inscrit.